© 2019 BY peppermoon

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Peppermoon, c'est le chant d'une source. C'est la mélodie naturelle, instinctive, qui vous vient en tête sous un bel arbre, sur une belle colline, dans la belle plénitude d'une fin d'été. Le voile sucré de la voix, comme une politesse, comme un "même pas mal", enlumine des textes plus mélancoliques et contemplatifs qu'ils n'en ont l'air. On s'en voudrait de souligner au marker les émotions sous-jacentes. Ce n'est pas du théâtre antique,

c'est du gros plan Nouvelle Vague. Ce n'est pas de la minauderie, c'est du mine de rien.

 

Cette chanson là hérite de la bienfaisante légèreté d'icones sixties Françoise Hardy (période 65-75),

Jane Birkin (période 68-78), Marie Laforêt (période 67-72), des auteurs-compositeurs des années 70

(Sheller, Chamfort, Sanson, Berger…), le tout passé par le filtre d'une culture indie pop, qui embrasse Sam Phillips, Saint-Etienne, Kings Of Convenience, Belle & Sebastian, Tori Amos, The Divine Comedy...

 

Peppermoon, dans les faits, c'est d'abord la rencontre des chansons de Pierre Faa et d'une jeune voix féminine - celle d'Iris Koshlev, entrée dans le jeu avec la fraîcheur désinvolte de ses 19 ans. À ce duo de base, s'ajoute le talents de musiciens invités au fil des albums et tournées (Benoît Pillon, Philippe Istria, Maxime Leclerc…).

 

​Entre 2006 et 2008, ils préparent leurs chansons et leur son. Un certain succès sur MySpace (alors en pleine vogue) vaut à leur tout premier enregistrement ("Les petits miroirs") d'apparaître sur la compilation "Filles Fragiles" (Pays-Bas, Allemagne), avec à la clef un passage dans le talk show néerlandais "De Wereld Draait Door". La chance du débutant !

 

Quand le premier album "Nos Ballades" paraît à l'été 2009, après deux ans de travail, un jeune public asiatique adopte tout de suite ces chansons à double-fond que sont "Les petits miroirs", "Nos ballades"

et "Un coin tranquille à Shibuya". L'album paraît en Corée, au Japon, en Chine. À Taïwan, il atteint même la 3eme place d'un Top International, au moment où le groupe effectue sa première tournée asiatique (début 2010).

 

En 2011, le deuxième album "Les moissons d'ambre" prolonge ce succès, avec un son général plus chaud,

plus approfondi et détaillé ("Impressionnisme", "Larme de lune", "La façon, la manière"). Le groupe retourne

trois fois en Asie, en 2011, 2012 et 2013, pour des concerts à Beijing, Shanghai, Hong-Kong, Seoul, Taipei…

 

En France, soyons francs, l'accueil est plus confidentiel. Le groupe a des fans, des chroniques sympathiques,

mais sa douceur semble presque dérangeante. Ni rock, ni fashionista, ni mainstream, ni ceci, ni cela…

Finalement, Peppermoon est un peu comme une île où il faut faire la démarche de venir, de revenir,

comme on revient à une maison d'enfance, où l'on peut savourer les variations du paysage au fil des saisons. La nouveauté n'est pas dans l'habillage, mais bien à l'intérieur de soi, dans le chemin parcouru.

 

En parallèle, Pierre Faa continue à travailler avec d'autres artistes, dans des registres assez différents.

Il a produit le premier album de la chanteuse folk américaine Erica Buettner ("True Love And Water"),

les 2e et 3e opus d'Elsa Kopf ("Marvelously Dangerous", "3"), il écrit pour Buzy ("Nébuleuse", "Un mot pour ça"), Emma Solal ("Robe du soir", "J'aime beaucoup ce que vous faites"), Mathieu Johann ("Harold et Maud", "Le dernier des Beatles")…

En solo, il a débuté en 2011 avec l'album "L'avenir n'est plus comme avant" produit par Jay Alansky, puis "Ginkgo Biloba" (2014). En 2018, il a publié un cycle de 12 EPs mensuels, ensuite résumés dans l'album "EP Collection". Au printemps 2019, il publiera un album enregistré en collaboration avec le groupe coréen ViaTrio.